L’aromathérapie

3 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie

Molécule thujanol

Molécule thujanol

Qu’est-ce que l’aromathérapie?

L’aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles pour l’harmonisation de la santé physique et mentale. On utilise les huiles essentielles pour renforcer le processus naturel d’autoguérison. C’est une méthode naturelle qui repose sur l’activité des molécules biochimiques des huiles essentielles chémotypées.

Qu’est-ce que l’aromathérapie scientifique ?

L’aromathérapie scientifique ou aromatologie est l’étude des huiles essentielles; c’est une science qui recourt à une méthodologie rigoureuse et se base sur des données scientifiques solides, confirmées par le laboratoire.

Un mot d’histoire

3 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie

La connaissance des essences aromatiques existe depuis la nuit des temps.

En effet, 40.000 ans av. J-C, les Aborigènes australiens utilisaient déjà les plantes aromatiques par les moyens rudimentaires de la fumigation (fumées inhalées provenant de feux de plantes aromatiques) et des cataplasmes (pâtes à l’argile mélangées aux plantes aromatiques et appliquées sur la peau).

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Définition d’une huile essentielle

3 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie
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Une huile essentielle est un extrait liquide, concentré et complexe, obtenu par distillation par entraînement à la vapeur d’eau de plantes aromatiques ou d’organe de cette plante (fleur, feuille, bois, racine, écorce, fruit,…). Une huile essentielle est donc l’essence distillée de la plante aromatique. Elle est composée d’une centaine de molécules terpéniques et aromatiques particulièrement actives et originales pour la santé au quotidien.

Une essence, est une huile obtenue par une méthode plus simple: l’expression. Elle consiste à briser mécaniquement les “poches à essence” des zestes frais d’agrumes pour en recueillir les essences. Cette technique n’est valable que pour les zestes de citron, mandarine, orange, bergamote, lime, pamplemousse,…

Critères de qualité des huiles essentielles

3 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie
Par l’engouement porté aux huiles essentielles, le marché offre de nombreux choix aux consommateurs mais la qualité varie souvent d’une marque à l’autre.
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Exemple d’étiquette – Thym vulgaire à thujanol

ESPÈCE BOTANIQUE CERTIFIÉE
Les huiles essentielles de qualité doivent impérativement provenir de plantes botaniquement certifiées, c’est-à-dire identifiées par deux noms latins, le latin étant la langue universellement reconnue en botanique. Le premier nom désigne le genre, par exemple Thymus; le second, l’espèce : vulgaris -> Thymus vulgaris = Thym vulgaire.
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Conseils et précautions lors de l’utilisation des huiles essentielles

3 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie

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Pour profiter pleinement de tous les bienfaits des huiles essentielles sans en avoir les inconvénients, il est très utile de préciser les quelques conseils et précautions qui régissent leur utilisation adéquate.

1. Se laver les mains après chaque massage ou contact avec la synergie tout simplement parce que la fragrance (odeur) vous accompagnerait longtemps, mais surtout parce que, si vous vous frottiez les yeux avec la main, vous provoqueriez une irritation locale de l’oeil, pas bien méchante mais dérangeante. Lire la suite…

FAQ : Tout savoir sur l’ aromathérapie

1 janvier 2009
AUTEUR : Mon aromathérapie

Il y a bien des questions que vous êtes susceptibles de vous poser si vous venez de découvrir le monde fascinant des huiles essentielles. Nous souhaitons rassembler ici les questions les plus fréquemment posées pour vous informer au mieux :

A partir de quel âge peut-on appliquer des huiles essentielles sur des enfants ?

Cela dépend du type d’huile essentielle, du vecteur dans lequel elle est incluse et de sa concentration finale dans le produit.  Déjà chez le nourrisson (à partir de l’âge de 1 à 2 mois) on peut appliquer des huiles de massage enrichies par des huiles essentielles calmantes, digestives ou expectorantes et balsamiques. Dans ce cas la concentration finale en huiles essentielles ne dépasse pas 1 à 2%. Il est tout aussi envisageable d’enrichir une crème pour les fesses avec des huiles essentielles ou de formuler des huiles de bains aromatiques aux vertus reposantes pour le bain de nos bébés. Toutefois, à moins de maîtriser parfaitement les huiles essentielles qu’on utilise, nous pensons qu’il est souhaitable de se tourner vers l’achat de produits finis de haute qualité spécialement développés pour les bébés.
A partir de 9 à 10 mois, on peut graduellement augmenter le panel d’huiles essentielles à appliquer sur l’enfant (toujours en massage, en diffusion ou sous forme de suppositoires). La concentration finale en huiles essentielles peut alors évoluer au besoin vers 5 à 6% .
A partir de 3 ans on peut envisager avec grande parcimonie le mélange d’une ou deux gouttes de quelques rares huiles essentielles (ravintsara, eucalyptus radié, bois de rose) dans un support destiné à être ingéré.
Dès 6 ans enfin, il est possible d’initier des soins aromatiques par voie orale, à doses faibles mais efficaces. Le mieux est de privilégier l’ingestion de 1 à 3 capsules aromatiques molles par jour. Ces capsules sont prédosées et standardisées, n’ont pas d’odeur et peu de goût et ont l’avantage de contenir des synergies d’huiles essentielles bien étudiées pour leurs effets positifs et leur tolérance gastrique.

Existe-t-il des thérapeutes spécialisés en aromathérapie qui puissent nous conseiller ?

Bien qu’il n’existe pas vraiment de cursus universitaire consacré à l’aromathérapie, de plus en plus de docteurs en médecine investissent leur temps dans de longues et passionnantes formations en aromathérapie. Au sortir de ces formations réservées aux personnes détentrices d’un titre de médecin, pharmacien, infirmière ou autre professionnel de la santé (kinésithérapeute, …) de telles personnes ont acquis la capacité de préconiser un soin préventif ou un traitement actif à base d’huiles essentielles pour le plus grand bénéfice de leurs patients. Ce sont avant tout des professionnels qui basent leur raisonnement sur un diagnostic précis et qui connaissent le pouvoir et les limites d’utilisation des huiles essentielles. Ils n’adoptent pas une vision intégriste qui prône le « tout à la nature » ou le « tout au médicament ». Ce sont des professionnels de la santé d’une rare compétence, qu’il faut pouvoir sélectionner afin d’éviter l’arnaque du conseil d’un quidam qui se voit investi du jour au lendemain d’une mission de « guérisseur».

Les huiles essentielles ont-elles des effets secondaires et lesquels ?

L’aromathérapie n’est pas du tout une médecine douce. Elle fait usage d’extraits super-concentrés qui peuvent occasionner une série d’effets secondaires s’il ne sont pas utilisés à bon escient par des personnes capables d’en maîtriser les propriétés et les toxicités. Globalement on peut être confronté aux mêmes effets secondaires que ceux rencontrés suite à l’application de produits pharmaceutiques de synthèse : nausées, vomissement, diarrhée ou constipation, relents gastriques, ulcères gastriques. Il faut savoir également que l’ingestion de fortes doses (supérieures à 500 mg / jour) de composés aromatiques phénolés sur une longue période (supérieure à 20 jours) peut créer un engorgement et une surcharge hépatique.
Dès lors le thérapeute averti sait que les phénols aromatiques se prennent soit à haute dose durant maximum 7 jours ou à faible dose (moins de 200 mg / jour) durant maximum 20 jours, suivis d’une fenêtre thérapeutique d’une semaine entre les cures. Nous avons en outre déjà évoqué les propriétés neurotoxiques et abortives des huiles essentielles riches en cétones terpéniques (hysope, thuja, sauge, ..). Ces huiles essentielles particulièrement délicates à utiliser sont par ailleurs réservées à l’usage exclusif de la pharmacie et ne peuvent théoriquement pas se trouver en vente libre.
Il faut également évoquer les dangers de photosensibilisation consécutifs à l’application cutanée – voire selon certains l’ingestion – d’essences aromatiques et d’huiles essentielles contenant des furocoumarines juste avant ou pendant une exposition au soleil. Ceci pourrait engendrer chez certains des réactions érythémateuses et même favoriser la carcinogenèse. Ce sont surtout les essences de zestes de Citrus (mandarine, citron, pamplemousse, orange douce, …) qui sont à l’origine de ce type de photosensibilisation. Certaines huiles essentielles sont dermocaustiques et ne peuvent s’appliquer sur la peau qu’à haute dilution (10, 5, 2%, voire moins !), sous peine d’occasionner des lésions parfois importantes (brûlures, …).
Certaines personnes développent des allergies aux huiles essentielles (eczéma, oedèmes cutanés, ….) et se voient donc contraintes à ne plus envisager de profiter des nombreux bienfaits des huiles essentielles suite à leur hypersensibilité.
Enfin, sachez qu’il est formellement interdit d’appliquer des huiles essentielles, même diluées, dans le conduit auditif, dans les yeux et dans les narines, et ce quel que soit l’âge ou le sexe.

Peut-on ingérer des huiles essentielles par voie interne ?

La réponse la plus adaptée est certainement : « oui, certainement, mais avec beaucoup de prudence et de discernement ».
« Oui, certainement » car beaucoup d’huiles essentielles vont donner leur pleine mesure une fois ingérées. Prenons l’exemple de l’huile essentielle d’origan à inflorescences compactes (Origanum compactum) : cette huile riche en phénols est l’archétype de l’extrait aromatique anti-infectieux à très large spectre, mais ses principes actifs sont dermocaustiques et en limitent fortement l’application sur la peau. Dès lors l’huile essentielle d’Origanum compactum va bien mieux exercer son pouvoir antimicrobien une fois ingéré. Toutefois, la prudence est de rigueur quant aux doses ingérées et à la manière avec laquelle cette huile essentielle est administrée par voie orale. Les plus convaincus vont déposer deux à trois gouttes d’huile essentielle d’origan compact sur un quart de morceau de sucre et laisser fondre lentement sur la langue. Rapidement un picotement plus ou moins aigu va se manifester dans la cavité buccale et dans la gorge, signature olfactive et physiologique des phénols présents dans cette huile essentielle. Dans les minutes qui suivent il n’en paraîtra plus rien mais « il faut pouvoir le supporter ».
Qu’à cela ne tienne, il existe bien d’autres manières moins directes d’administrer des huiles essentielles par voie orale : on peut les diluer dans des huiles végétales (vierges ou BIO de préférence), dans du miel, du sirop d’érable, on peut les faire adsorber sur des comprimés de charbon de bois ou de lactose, et enfin, on peut privilégier l’ingestion de capsules aromatiques contenant des huiles essentielles uniques ou en mélange, sous forme prédosée, standardisée, et offrant toutes les garanties d’efficacité et de sécurité d’emploi.

Quelles sont les huiles essentielles qu’on peut utiliser par voie interne ?

Les huiles essentielles sont composées de molécules appartenant à des groupes biochimiques différents (on peut citer les phénols, les monoterpènes, les esters terpéniques, les sesquiterpènes, etc, ….). Ces groupes de molécules possèdent des profils toxicologiques particuliers et leur présence relative dans les huiles essentielles détermine le profil toxicologique de ces dernières. Si on se base sur ces informations il est possible d’édicter quelques principes de base qu’il est bon de respecter systématiquement :

a) N’administrer des huiles essentielles contenant des cétones QUE suite à une prescription d’un thérapeute expérimenté. Les cétones (comme la thujone de la sauge, la fenchone de la lavande stoechade ou la pinocamphone de l’hysope) sont neurotoxiques ET abortives et ces effets négatifs sont exacerbés par leur prise orale.
b) Envisager la prise orale d’huiles essentielles à phénols (thym, origan, sarriette, …) ou à aldéhydes aromatiques (cannelles) avec grande prudence. Privilégier une dilution importante dans des vecteurs spécifiques (miel, huile végétale, capsules molles, …)
c) Ne jamais excéder 4 ou 5 gouttes d’huiles essentielles pures par ingestion, et privilégier leur inclusion dans un support approprié (voir ci-dessus)

Pour terminer, voici une liste non exhaustive d’huiles essentielles particulièrement utiles lorsqu’elles sont ingérées par voie orale et qui sont d’une bonne tolérance orale et gastrique : Thym à thujanol, Tea tree, Eucalyptus radiata, Ravintsara, Menthe poivrée (1 à 2 gouttes maximum !), Citron, Mandarine, Basilic, Thym à linalol, Laurier noble et clou de girofle (1 goutte localement pour les problèmes de bouche).

Quelles sont les précautions à prendre pour les femmes enceintes ?

Très peu de travaux scientifiques ont été consacrés à l’étude des risques abortifs des molécules aromatiques. Seuls les cétones terpéniques et les molécules aromatiques oestrogène-like (comme l’anethole présent dans les huiles essentielles d’anis, de badiane ou de fenouil) sont clairement interdites durant la grossesse.
En général, Pranarôm adopte une position claire vis-à-vis de l’utilisation d’huiles essentielles durant la grossesse : nous préconisons de ne pas recourir à l’utilisation d’huiles essentielles durant les trois premiers mois de la grossesse.
Par après nous considérons qu’il est souhaitable d’en limiter le plus possible l’usage à des soins pointus, de courte durée, et proposés par des personnes de confiance maîtrisant parfaitement les profils des huiles essentielles proposées (thérapeutes, pharmaciens aromatologues, …).