Des huiles essentielles moins connues mais qui méritent de l’être – 4. Le Cèdre de Virginie

20 février 2010
AUTEUR : pascal

juniperus-virginianaCèdre ou Genévrier ?

Ceux qui pratiquent l’aromathérapie parlent souvent latin. Du moins pour définir les huiles essentielles avec lesquelles ils travaillent. Alors, quand on évoque l’huile de Juniperus virginiana, on pense tout de suite au genévrier, à ses baies qu’on peut ramasser au détour d’un bosquet. On sait que le genévrier, c’est excellent pour purifier l’organisme, le « drainer » comme on dit chez le thérapeute.

Et bien, avec Juniperus virginiana, on se trompe ….

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Certes cette plante fait partie du genre « Juniperus », mais au lieu d’un petit arbuste touffu on se trouve devant un arbre imposant, très élancé, dont le nom commun est le Cèdre de Virginie. « Ah ! alors, si c’est un cèdre, c’est autre chose ! » me direz-vous ! Eh oui, et c’est pour cela que la plante et son huile essentielle sont relativement méconnues. Prenons donc quelques lignes pour mieux faire connaissance avec cette huile essentielle intéressante :

C’est le bois de l’arbre qui est distillé et qui produit l’huile essentielle. On n’y prête jamais trop attention, mais Juniperus virginiana est une des huiles essentielles les plus riches en sesquiterpénols. Peu importe le nom, c’est l’usage de ces molécules qui est important : ce sont d’excellents toniques circulatoires, qui vont favoriser la fluidité du sang et de la lymphe. Dans ce domaine, on connaît bien sur le cyprès, le cèdre de l’Atlas, ou le fameux lentisque pistachier. Mais on oublie souvent le cèdre de Virginie. Alors dès à présent, sachez que cette huile essentielle est très utile pour vous offrir des jambes légères comme l’air, que – contrairement à ses consœurs – son parfum est tout à fait acceptable, qu’elle n’est pas onéreuse, et qu’elle vous apportera bien des satisfactions tout au long de l’année.

Lisez aussi notre article sur les jambes lourdes.

10 commentaires
21 février 2010

Bonjour,
Je suis étonnée du contenu du dernier article. L ‘HECT de juniperus est trés utilisée et donc pas méconnue. Quant au chémotype du junipérus virginia et du cédrus atlantica , ils sont différents et riche en cétone. Il ne me semble donc pas prudent de vouloir les rendre similaires dans les esprits néophytes.
Ce sont deux végétaux différents dont l’huile essentielle diffère aussi!
Gardons en tête la notion de chémotype et l’intérêt de définir une plante botaniquement.
Bien sûr qu’elle est connue cette huile!
La photo ne semble pas correspondre au sujet.
Tant d’articles intéressants, une petite coquille peut parfois arriver. Mon message est interrogatif et juste dubitatif de ma part. Peut-être que je ne le reçoit pas comme l’auteur le voudrait, mais il semble pour moi : risque d’erreur.
Bonne continuation.
catherine

22 février 2010

J’ai recherché un juniperus qui ressemble à votre photo: le plus proche dans saversion naturelle, non taillée est: Genévrier ‘Stricta’

Juniperus chinensis ‘Stricta’
Famille :Cupressacées
Le Juniperus chinensis ‘Stricta’ se distingue à sa forme conique s’élargissant avec l’âge, caactéristique de cette variété. Le feuillage de l’année est de couleur vert bleuté puis vire au bleu soutenu en hiver. D’autre part, les rameaux sont insérés de manière très dense sur cette plante.
Vous pouvez apporter de l’engrais de conifères(en granulés) lors de la plantation (…)

Je ne voudrais pas passer à coté d’une info importante.
catherine

22 février 2010
pascal

@ Catherine,

Bonjour à vous, bonjour à tous,
Je voudrais réagir à votre complément d’information concernant l’huile de Junipeurs virginiana. Tout ce que vous y dites est parfaitement correct, mais je pense ne pas avoir fait d’amalgame entre chémotypes de cèdres! Le cèdre de l’atlas reste une référence en matière de décongestion veineuse et lymphatique. Pourtant, contrairement à ce que mentionnent beaucoup d’ouvrages, le cèdre de l’atlas est assez pauvre en cétones (atlantone) et en sesquiterpénols (altantol). Le cèdre de Virginie contient, lui, 20% de cédrol, auquel viennent s’ajouter plus d’une dizaine d’autres sesquiterpénols, ce qui monte la teneur totale en sesquiterpénols aux alentours de 30%; si vous comparez cette concentration à celles présentes dans des huiles essentielles réputées – à raison – décongestionnantes veineuses et lymphatiques (cyprès, lentisque & Co), vous concluerez que Juniperus virginiana est une des huiles les plus riches en sesquiterpénols, ce que très peu d’initiés savent.
Il est tout aussi évident que l’aspect, la partie distillée, la composition et le chémotype des huiles essentielles de Cèdre de Virginie (Juniperus virginiana) et de Genévrier (Juniperus communis) sont bien différents. C’est ce qui justifie l’article, dont le but est double : d’une part informer que je genre ‘Juniperus’ ne se traduit pas systématiquement en language vernaculaire par ‘Genévrier’, et d’autre part pour signaler l’intérêt majeur du cèdre de Virgine dans les soins associés aux inconforts circulatoires, ce dont le consommateur d’huiles essentielles moyen n’est pas forcément informé.
Enfin, pour ce qui concerne la photo, elle est tirée de la collection d’un arboretum, indiquant pour la plante « Juniperus virginiana-Taylor »; Vous dites vrai en indiquant que cela ne correspond pas vraiment au port arbustif d’un cèdre de virginie; cela dit, en surfant sur le moteur de recherche le plus connu au monde (G…), vous verrez que sur 10 images de l’arbre, vous aurez difficile à en relier 2 ou 3 d’identiques. Mais il est vrai que généralement l’arbre parait plus touffu, moins en pointe que la photo illustrée dans l’article
Voilà, j’espère avoir éclairci sur les objectifs de cette publication, qui seront utiles à tous, et je vous remercie encore pour avoir suscité cet intéressant débat !
Pascal

23 février 2010

Merci pour votre article sur le Cedre de Virginie (Juniperus virginiana), clair, instructif mais pas pompeux. Davantage d’articles de ce type sur des huiles essentielles méconnues ou sous-estimées seraient apprécies.

Catherine

28 février 2010

Merci pour ce chouette blog que je viens de découvrir, il est vraiment très riche et intéressant ;)

10 février 2011
dumont

La notion de chémotype n’a pas de pertinence dans ce cas. On ne parle de chémotype qu’au sein d’une même espèce, l’une des plus généreuses en chémotypes étant le thym vulgaire : on parle alors de thymus vulgaris ct thymol, ou ct carvacrol, ou ct linalol, etc. Mais entre cèdre et genevrier, celà n’a pas de sens…

11 février 2011
julien

@ Dumont :
Vous avez raison mais nous utilisons aussi parfois la notion de chémotype pour désigner la composition biochimique d’une huile essentielle dans son ensemble.

19 février 2011
Liroch

Bonjour,
Suite à une crise de goutte il y a env. 2 mois., j’ai toujours une grosse bosse à la base de mon gros orteil. La crise est maintenant passée, mon orteil n’est plus enflé mais une bosse est restée à la base de mon orteil. Cette « déformation du pied » me fait encore un peu mal et m’empêche de pouvoir faire mon sport quotidien.
Avez vous une solution à mon problème ? Pouvez-vous m’indiquer quel mélange de HE ferait partir cette bosse ?
En vous remerciant.

4 mars 2011
julien

@ Liroch :
Pas de recette précise pour vous Liroch, mais évidemment on peut penser à l’application biquotidenne d’hélichryse italienne pure qui est anti-hématome (bien que votre cas n’est pas celui d’un hématome) et qui solutionne bien des maux de ce type.

8 mars 2011
Liroch

Un grand merci pour votre conseil Julien.

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